Question / réponse CCA Nombre de courses et IC

Cet article a été rédigé par Groupe de travail en charge des questions/réponses, et posté le 12-09-2018

Les IC d’une épreuve précisent :
• L’épreuve se déroule sur 4 journées de courses
• 8 courses au total sont prévues pour l’épreuve,
• 2 courses au maximum peuvent être disputées par jour,
• 4 courses doivent être validées pour constituer une série,
• Le comité de course peut prévoir une course complémentaire par jour, ou plus, si l’épreuve peut ne pas atteindre le nombre minimum de courses pour constituer une série. Ce changement doit être réalisé :
• Après avoir obtenu l’approbation du représentant officiel de la classe sur l’épreuve. (Cette personne est nommément désignée sur le tableau officiel de l’épreuve)
• Après un affichage réalisé au plus tard à 20h00 le jour précédant sa mise en application.
Le premier jour, deux courses sont validées.
Le deuxième jour, il n’y pas assez de vent et aucune course n’est validée. À la fin du second jour de course :
• Les prévisions météorologiques apparaissent défavorables, notamment pour le 4ème jour.
• Le comité de course affiche avant 20h00 une modification aux IC : « Il se réserve la possibilité de faire disputer une course supplémentaire le 3ème jour, conformément aux IC. »
Le troisième jour :
• Le jury a pris connaissance tôt le matin, de la modification des IC affichée par le comité de course.
• Durant la journée, le vent est bien établi.
• Après deux courses validées, le total des courses validées de l’épreuve est de 4. L’épreuve est validée.
• Le comité de course fait cependant disputer une 3ème course dans la journée, qu’il valide.

Question 1
De retour à terre, le jury apprend que le représentant de la classe n’a pas été sollicité par le comité de course et n’a donc pas donné son accord pour courir une troisième course ce jour. Aucun concurrent ne demande réparation. Le jury doit-il agir ? Si oui, comment ?

Réponse 1

La règle 60.3(b) permet au jury d’ouvrir une instruction pour étudier une réparation. Cependant, aucun bateau n’ayant demandé réparation selon la règle 62.1(a) en prétendant que son score dans la série avait été considérablement aggravé par une action inadéquate du CC ou de l’AO, il aurait fallu que ce soit le jury qui envisage cette possibilité. Il aurait alors la charge d’établir les faits qui étayent cette éventualité.

C’est un choix du jury qui est à son entière discrétion, car l’application des règles repose en premier lieu sur les concurrents.

Question 2

Le jury apprend avant le départ des courses du 3ème jour que le représentant de la classe n’a pas été sollicité pour autoriser une éventuelle 3ème course ce jour.

Doit-il agir ? Si oui, comment ?

Réponse 2

Selon la règle 90.1, le comité de course doit diriger les courses selon les directives de l’autorité organisatrice et comme requis par les règles. Le jury peut informer le comité de course qu’une situation contraire aux règles pourra fonder une demande de réparation. Ce serait le cas en donnant le départ de cette course. Cependant, cette décision est du ressort du comité de course et le jury n’a pas autorité sur les décisions du comité de course.

En particulier, si le jury est un jury international, alors le jury doit agir s’il est consulté par le comité de course selon la règle N2.3.

Faits additionnels

Après le signal préparatoire de la 3ème course du jour, un concurrent signale au comité de course son intention de demander réparation si la course est disputée.

Question 3

Le concurrent ne prend pas le départ de la course, rentre à terre et demande réparation. Il demande que la course soit annulée.

Quelle est la réponse du jury ?

Réponse 3

Le comité de course a eu une action inadéquate en faisant courir une course non programmée. Le score du bateau a été aggravé de manière significative sans faute de sa part dans la course par cette action inadéquate. Le bateau a donc droit à réparation.

Point de procédure

Tous les bateaux de la série peuvent être impactés par une décision de réparation dans ce cas. La règle 64.2 précise que le jury doit trouver un arrangement aussi équitable que possible pour l’ensemble des bateaux affectés.

Dans l’appel 2016-15, le jury d’appel précise que pour l’instruction de la demande de réparation, le jury doit convoquer tous les bateaux. Il pourra ainsi prendre la meilleure décision.

Enfin, même si un seul bateau a demandé réparation, le jury devant trouver un arrangement aussi équitable que possible pour tous les bateaux affectés, il pourra donner réparation à des bateaux qui n’ont pas demandé réparation.

Question 4

Le concurrent décide de prendre le départ de cette 3ème course qui se dispute, est validée par le comité de course qui publie un classement.

Le concurrent rentre à terre après l’arrivée d’une course pour laquelle il est classé. Il demande réparation dans les délais prescrits. Il demande que la course soit annulée.

Quelle est la réponse du jury ?

Réponse 4

Bien que le score du bateau qui demande réparation puisse ne pas avoir été aggravé, ce peut être le cas d’autres bateaux. Le jury doit donc ouvrir une instruction et accorder réparation selon les dispositions de la règle 64.2 aux bateaux dont le score a été aggravé.

Question 5

Les faits sont les mêmes que pour la question 4, mais le concurrent ne prévient pas le comité de course de son intention de demander réparation. La décision est-elle modifiée ?

Réponse 5

Non, un bateau n’est pas tenu d’informer le comité de course de son intention de demander réparation.

La réparation

L’annulation de la course n’est qu’une des options ouvertes au jury. Comme précisé dans la règle 64.2, le jury doit recueillir les témoignages des sources appropriées, surtout avant d’annuler la course.

Il peut décider que l’ajustement des scores de certains bateaux peut être l’arrangement le plus équitable, ou même le maintien en l’état des résultats.

2018-007

 

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