Présentation

La génèse de l'Equipe de France

« La FFVoile c’est toute la voile ». Depuis la naissance de l’équipe de France de Funboard, le slogan de la fédération n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. Le projet du collectif est dans les cartons depuis plusieurs années mais c’est le sacre d’Antoine Albeau, Marin de l’Année 2010, qui fait office de déclencheur. 

Pour le DTN, la création de l’équipe tient en un mot : professionnalisme. « Le funboard, comme le match racing, la course au large ou l’olympisme, est une discipline professionnelle, il est donc normal qu’elle ait la reconnaissance d’une équipe de France ». Selon Didier Flamme, cadre technique à l’origine de ce collectif, l’équipe a trois fonctions. « C’est une reconnaissance, un outil de travail dans le cadre du haut niveau olympique et de transversalité entre les pratiques ».

Elle permet donc de réunir les meilleurs Français sous une bannière bleu-blanc-rouge  et offre un objectif aux jeunes planchistes en quête d’excellence. Au-delà de cette dimension symbolique, elle est un facteur de réussite pour les cinq coureurs qui la composent. En tant que membres, ils bénéficient du savoir-faire unique de la fédération en matière de haut niveau.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, l’équipe de France de funboard fait partie d’un programme politique à long terme : le Haut Niveau Globalisé. Sous ce nom un brin compliqué se cache un projet simple : créer des passerelles entre les différentes pratiques, qu’il s’agisse d’olympisme, de match racing ou de course au large. On a déjà vu Antoine, l’homme aux 24 titres mondiaux, distiller ses conseils aux planchistes de la voile olympique. Le DTN ne souhaite qu’une chose, que ces échanges se poursuivent et fassent florès, convaincus qu’ils profiteront à tous.

Le Funboard

Le Funboard est une discipline née dans le milieu des années 70 dans les spots hawaïens sur des vagues géantes. Elle a rapidement était importée en France à Brest. À la différence des planches à voile classiques, dotées d’une dérive, le Funboard privilégie les allures portantes, la vitesse, et les « jibes », virages serrés à grande vitesse. Plus qu’une discipline, le « fun » est un éventail de pratiques à choisir en fonction des conditions météo, du gabarit du planchiste ou simplement de ses attentes. Sur le circuit PWA (Professional Windsurfers Association) de Coupe du Monde, on trouve des épreuves de vagues ou de freestyle mais l’Équipe de France ne concerne que le slalom et la vague. 

  • SLALOM

Le Slalom est la discipline de course. Les coureurs s’élancent par poule ou en flotte sur un parcours de plusieurs bouées. Le but est d’aller le plus vite possible entre et autour des marques, afin de passer la ligne d’arrivée en tête. La compétition se déroule selon un schéma par élimination. Les coureurs sont répartis par poules de 8 et disputent une première course à l’issue de laquelle les 4 premiers sont sélectionnés. Ces coureurs s’affrontent alors sur une deuxième course et ainsi de suite jusqu’à arriver à une finale.

  • VAGUE

La Vague est l’une des disciplines dite d’expression dans le windsurf avec le freestyle. Celle-ci, scindée en deux catégories – homme et femme –, tout comme les autres disciplines, voit s’affronter en « un contre un » les concurrents devant un jury. Chaque athlète durant son heat (son passage) est jugé sur sa performance, ses sauts, ses surfs, sa création artistique et sur sa technique. La compétition se déroule suivant un tableau d’élimination qui permet d’arriver au stade des quarts, demi et des finales.

  • FREESTYLE

Le Freestyle existe depuis l’invention du windsurf dans les années 1960, mais a connu un fort renouveau à l’approche des années 2000, transposant sur des plans d’eau calmes des figures aériennes et très rapides.L’arrivée des planches de funboard dans les années 80’ permet au freestyle de faire un pas en avant, car elles facilitent le départ au planning et donc de pouvoir essayer des figures, le funboard sera vraiment utilisé par la majorité plusieurs années plus tard. Le freestyle a été réinventé dans le début des années 2000, avec des moves plus aériens et toniques (kono ; shaka ; flaka etc…) qui mettent l’accent sur la rapidité d’exécution. Les limites du freestyle sont constamment repoussées par des riders telles que Kiri Thode, José « Gollito » Estredo et plein d’autres…

  • WINDFOIL

Après une saison test sur le PWA World Tour en 2017 et un 1er titre mondial en jeu cette année, la pratique du windfoil renoue incontestablement avec la grande période de la course racing (pour les plus anciens d’entre vous qui ont connu ce format) ou plus récemment encore celle la Formula Windsurfing. Désormais grâce à ces fameux Foils installés sous les planches, les meilleurs windsurfeurs s'affrontent entre mer et ciel, en s'élevant au-dessus du niveau de l'eau. Ca va vite et c'est très spectaculaire.