La flotte collective, qu'est-ce que c'est ?

Cet article a été rédigé par Communication, et posté le 10-05-2014

FFVoile

Ils sont plus de 50 coureurs à avoir choisi de naviguer en dériveur double Laser Vago pour le championnat de France en flotte collective mise en place par la FFVoile et le CDV73.

Pour les coureurs, le principe est simple puisqu'ils n'ont qu'à venir avec leur équipement et le bateau est prêté le temps de la compétition. Les bateaux sont neufs, déjà gréés et prêts à naviguer, en quelque sorte une révolution dans la pratique de la voile !

Pour Jean-Pierre Churet, vice-président de la FFVoile chargé de la voile légère :

« La flotte collective a été développée par la FFVoile depuis maintenant 4 ans. C'est un concept qui a pour but d'ouvrir la pratique de la voile à des personnes qui ne sont pas propriétaires de leur bateau ou qui simplement veulent s'émanciper de la préparation ou de l'acheminement de leur bateau à l'évènement. Le concept est simple : on arrive sur un site avec son sac, il y a des bateaux mis à disposition par le club, qui permettent de naviguer et de pratiquer la voile à travers des petites compétitions.

La FFVoile a mis en place les Championnats de France Flotte Collective qui ont permis de donner une dynamique, les challenges régionaux ont très vite complété l'offre. C'est cette synergie qui donne maintenant un succès puisque cette année nous accueillons plus de 25 équipages.

Participer à ce championnat est une occasion rêvée, facile, avec des bateaux de qualité, pour naviguer en prenant énormément de plaisir, sur des parcours rapides et en ayant une vraie confrontation sportive et conviviale. La population y est d'ailleurs très variée ce qui montre que le travail d'accessibilité à la pratique porte ses fruits. Parmi les coureurs, on retrouve d'anciens champions qui reviennent à la pratique du dériveur, des tous jeunes ou tout simplement des novices qui veulent découvrir le support et les rudiments de la compétition.

Au delà de la compétition, pour les clubs il y a plusieurs avantages à la mise en place de ce concept. Après les championnats, ces bateaux sont mis en vente par la FFVoile à ses clubs à des prix avantageux. Cela leur permet d'investir dans une flotte neuve à des couts moindres. »

Bernard Porte, cadre technique à la FFVoile et coordinateur de la flotte collective pendant le championnat :

« Là actuellement on a réparti les concurrents en 3 groupes et sur l'eau 2 groupes s'affrontent et on fait des rotations à chaque fin de course pour faire rentrer le groupe au repos dans le jeu. Ca permet d'avoir des courses dynamiques qui durent entre 20 et 25 minutes et comme les coureurs ont un petit temps de récupération ils peuvent se donner à fond d'autant qu'hier on a eu une bonne brise et le spectacle a été au rendez-vous. Les bateaux sont très accessibles et relativement stables. Dès que le vent commence à souffler un petit peu, ils deviennent très amusants et rapides en partant au planning assez facilement grâce à leur spi asymétrique. Ce sont des bateaux évolutifs dans le sens où l'on a un panel de réglages assez large pour permettre d'optimiser la vitesse de celui-ci.

Les parcours sont mis en place juste avant les courses en fonction de l'orientation et de la force du vent. On essaye d'allier des bords de portant, de près car ça reste de la régate mais on les fait évoluer en positionnant des bouées différemment du parcours banane habituel. Le parcours est placé tout près des quais afin que les spectateurs puissent suivre la régate. Un commentateur explique en même temps le déroulement des courses donc ça permet au public de comprendre, ce qui les incite à rester regarder les courses.

Pour l'instant au troisième jour, tout se passe bien. Il y a une très grande sportivité et fair-play des coureurs, donc on ne peut pas rêver mieux, toujours dans une très bonne ambiance. »

Paroles d'équipages :

Clément et Maxime, plus habitués au Catamaran qu'au dériveur

« On avait envie de faire une régate sympa ensemble. On n'avait pas de bateau et on voulait quelque chose de simple et accessible car avec nos études, on n'avait pas forcément le temps de chercher un bateau. C'est une découverte pour nous le Laser Vago, les premiers jours se passent assez bien. Avec le spi et la petite brise d'hier après-midi on a pu partir au planning et retrouver les sensations de vitesse que l'on pouvait avoir en catamaran. »

Marie et Sylvie naviguent entre soeurs

« On avait jamais navigué en double, moi je fais de l'Europe, et ma sœur du Laser. Pour le moment les résultats sont moyens comme on manque de coordination. Ca nous change beaucoup des supports sur lesquels on navigue et comme le bateau est un petit peu plus lourd, on manque de repères. »

Gilles et Aurélien Brunel père et fils naviguent en famille

« C'est la première fois qu'on navigue ensemble sur la flotte collective. Moi (Aurélien), je navigue plutôt en dériveur solo et mon père en habitable. On voulait essayer la flotte et comme la saison est plutôt favorable on a sauté sur l'occasion. On navigue en famille puisque mon frère lui aussi navigue avec une autre coéquipière. Au niveau de la navigation, comme on ne s'était pas entrainés avant, le bateau nous a surpris un petit peu au départ, mais comme le matériel est en très bon état, ça a facilité les choses.  »

Quand on leur demande s'ils veulent poursuivre l'expérience : « Le support est génial, peu d'entretien, simple, pour des novices c'est assez très accessible. Ca donne envie d'en acheter un pour aller naviguer après librement. Mais en tout cas on retentera volontiers l'expérience de la flotte collective. »

 

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