Maxi succès pour le championnat de France de course au large

Cet article a été rédigé par FFVoile / M. Honore, et posté le 10-05-2022

Photo : Polaryse

La Pornichet Select 6m50, première étape du championnat de France de course au large, s’est déroulée à Pornichet début mai. A l’image d’une classe Mini très attractive, la Pornichet Select 6m50 a réuni plus de 80 concurrents et s’est jouée à guichets fermés. Elle est remportée par Jacques Delacroix, Team Actual, en prototype et Julie Simon, Dynamips, en bateau de série. Les champions de France 2022 seront sacrés mi-juillet à l’issue de Les Sables – Les Açores – Les Sables, quatrième et dernière étape du championnat.

A l’occasion de ce début de saison, Amélie Grassi, nouvelle présidente de la classe Mini 6.50, explique le fonctionnement d’une classe qui se porte comme un charme avec 415 adhérents, dont 35 % d’étrangers.

 

Comment se porte la classe Mini aujourd’hui ?

La classe Mini se porte hyper bien, comme le monde de la course au large en général. Nous avons aujourd’hui un souci pour gérer l’affluence mais ce sont de bons problèmes. Aujourd’hui, nous comptons 400 adhérents au sein de la classe avec beaucoup de projets Mini Transat. Ça n’est pas quelque chose de nouveau, c’est cyclique et c’était déjà le cas en 2007.

 

Comment expliquez-vous cela ?

Il y a plusieurs explications la principale est mais les dernières éditions se sont bien déroulées, avec de belles conditions. Globalement, personne n’a été en danger. On sait  qu’après une édition comme ça, les gens reviennent contents et ça donne envie aux autres. En revanche, on sait qu’il y a aura des déceptions avec des projets qui n’aboutiront pas et que ça aura un impact sur l’édition suivante.

 

Comment se présente la prochaine édition ?

Les inscriptions pour la prochaine Mini Transat vont ouvrir en décembre et la quasi-totalité des places sera surement attribuée. L’organisateur cherche à augmenter les effectifs mais c’est une flotte déjà importante. 90 bateaux, c’est déjà énorme, on peut difficilement faire plus.

 

Comment est-ce que l’on se qualifie ?

C’est un peu comme sur Parcoursup ! Pour être au départ de la Mini Transat, il faut avoir fait un certain nombre de milles en course mais, même sur les courses de sélection, la demande est trop forte. On demande donc aux coureurs de formuler leurs vœux en début d’année. Ils indiquent les régates qui les intéressent, avec un ordre de priorité. Ensuite, la classe attribue les places en respectant au mieux les souhaits des coureurs.

 

Cela semble un peu compliqué ?

C’est la solution qui est la plus juste et la plus équitable. Nous mettons ce système en place lorsqu’il y a beaucoup de demande et ça fonctionne bien même s’il y a toujours des déçus.

 

Combien faut-il avoir parcouru de milles pour disputer la Mini Transat ?

Il faut avoir parcouru au minimum 1 500 milles en course et 1 000 milles hors course. On sait que, plus il y a de milles parcourus, moins il y a d’abandons. Nous avons fait des statistiques et on considère que c’est un bon ratio. Le taux d’abandon est faible et ne peut pas vraiment baisser. Ces 2 500 milles permettent d’avoir l’expérience nécessaire pour bien vivre sa Mini Transat.

 

Qu’est-ce que c’est que l’esprit Mini ?

Il n’y a pas une définition bien précise, chacun se l’approprie. Les projets Mini sont souvent réalisés sur fonds perso et demandent beaucoup de sacrifices. C’est ce qui en fait une expérience de vie profonde. Ceux qui ont vécu ça savent ce que c’est que d’être seul dans sa préparation ou seul au milieu de la mer, dans une coque de noix. Peu importe la personnalité des uns et des autres, tout le monde a du respect pour les autres et cela apporte beaucoup de générosité, de solidarité et de bienveillance.

 

Comment gérez-vous l’internationalisation de la classe ?

Il y a un certain nombre de coureurs étrangers, notamment venant d’autres pays européens, tels que l’Espagne, l’Italie, la Belgique ou la Suisse. Nous ne cherchons pas spécialement à les faire venir mais on fait en sorte qu’il n’y ait pas de freins pour eux, surtout quand il n’y a pas d’épreuves dans leur pays. Nous cherchons aussi à internationaliser nos briefings et à avoir une gestion de course internationale.

 

  • Pornichet Sélect - 27 avril au 4 mai - Loire Atlantique Course au Large 
  • Mini en Mai - 17 au 24 mai -  Société Nautique de la Trinité
  • Trophée Marie – Agnès Péron  - 2 au 4 juin -  Winch Club Douarnenez
  • Les Sables – Les Açores – Les Sables – 14 Juillet au 16 août - Les Sables Vendée Course au Large

 

Ajouter aux favoris lien.