Privé de JO, le Finn séduit toujours

Cet article a été rédigé par FFVoile / M. Honore, et posté le 03-06-2022

Photo : Société de Régates de Saint-Pierre Quiberon

Le championnat de France de Finn vient de s’achever à Quiberon avec la victoire sans appel de Valérian Lebrun. Cette série, qui n’est plus aux Jeux Olympiques, se repense pour attirer de nouveaux publics. « Il y a une vie après les Jeux » explique Jacques Grandchamp, Président de la classe.

Comment s’est passé ce championnat de France ?

 

Ça s’est très bien passé. Nous avons eu toutes les conditions avec du petit temps, du medium et même de la brise. C’est un plan d’eau que l’on connaît bien et nous sommes très bien tombés. Valérian Lebrun a dominé de façon extraordinaire. C’est quelqu’un qui réussit sur tous les supports, c’est remarquable. Il ne fait pas les choses à moitié. Il s’est entraîné pendant trois ans avec Jonathan Lobert et Fabien Pic qui préparaient les Jeux Olympiques. Valérian a notamment été le sparring partner de Fabien et, quand on touche de près au Haut Niveau, on progresse vite. Il a franchi un cap.

 

Le Finn n’est plus série olympique, qu’est-ce que cela change pour vous ?

 

Nous avons perdu cette « trademark ». Ca nous a mis un coup sur la casquette et c’est un peu la double peine car il y a eu le COVID en plus. Il faut relancer la machine et ça se fait progressivement. Nous nous sommes dit que l’on pouvait faire découvrir le bateau aux jeunes et nous avions deux jeunes de 16 et 25 ans sur le championnat de France. Nous faisons tout pour les faire naviguer lors des régates interséries, elles sont vitales pour le dériveur. Nous y sommes présents de manière régulière et faisons en sorte que les responsables régionaux se saisissent de cette mission. Il en va de l’avenir de la série. A chaque fois que nous sommes sur une régate, on voit bien qu’il y a les gens qui regardent nos bateaux avec des étoiles dans les yeux. Pour ceux qui ont un gabarit un peu important, c’est le bateau idéal car ils seront trop lourds pour faire du Laser ou de l’Europe.

 

Est-ce qu’il y a une concurrence avec les bateaux volants ?

 

Selon moi, ce sont deux voies très différentes. Le Finn est une excellente école car c’est un bateau qui ne pardonne pas grand-chose. Si vous apprenez à voler mais que vous n’avez pas les fondamentaux, ça ne sert à rien. Tant que l’on pourra intéresser les jeunes à la voile archimédienne, il faudra le faire. C’est la base et on observe que tous les grands barreurs de l’America’s Cup ont fait leurs armes en Finn.

 

Résultats du championnat de France (8 courses, 30 inscrits) :

1. Valérian Lebrun (SN Trinité sur mer) – 7 pts

2. David Huet (SNO Nantes) – 19 pts

3. Florian Faucheux (CV Sille Plage) – 27 pts

 

https://www.finn-france.ovh/index.php?lang=fr

  

Les grands rendez-vous du Finn :

1 > 8 juillet

World Masters

Helsinki – Finlande

 

15 > 21 août

European Open Senior

Kiel – Allemagne

 

Tout le calendrier :

https://www.finn-france.ovh/index.php?option=com_content&view=article&id=824&Itemid=1513&lang=fr

 

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